Aoh non, les filles! je vois bien que je suis loin de jamais concurrencer aucune chaîne hertzienne ou câblée, publique ou privée, mais
QUAND MÊME... cette extension de mon blog manque significativement de fréquentation. d'où cette tentative de
racollage blogosphérique contenant : mes coups de coeurs ciné.
MNW-TV ouvre donc son programme à destination des cinéphiles avec cette
rubrique : "Mes scènes".
je vous y propose mon regard sur une scène de film que je tiens pour précieuse. le top ce serait que vous croisiez ce mien regard avec LE VÔTRE.
advienne que pourra, hein.
a-donc, MA SCENE du jour se rapporte à "DANCER IN THE DARK", film de Lars Von Trier (Palme d'Or, Cannes
2000), avec BJÖRK en malvoyante et Catherine DENEUVE en copine malgré tout.
NE SORTEZ PAS VOS MOUCHOIRS, bien que Lars Von Trier puisse être soupçonné d'avoir quelque intéressement dans la confection de "pas-pied?-tu-mouches!", tant
il est vrai que ses films renouent avec la grande tradition des films mélodramatiques.
mais là, non.
ce n'est pas un moment dramatique qui perdure dans mon oeil, bien des années après avoir vu ce film.
c'est LA SCENE du train.
traité en comédie musicale, le propos de "DANCER IN THE DARK" est concentré dans cette scène où BJÖRK
affirme à Peter STORMARE son amoureux-impossible QU'ELLE A DEJA TOUT VU de ce qu'il y avait à voir en ce monde.
"I have seen it all" (Björk - Selmasongs)
Découvrez Björk!
Les cheminots qui les entourent exécutent des gestes d'une grande précision très expressive (pas toujours bien servie par la caméra, parfois).
Les couleurs explosent.
Björk est sublime.
Le rôle de Selma, tenu par la chanteuse scandinave, vaudra à Björk le "Premier prix d'interprétation féminine" à Cannes (2000).
Le parti pris de faire chanter son partenaire acteur (Peter STORMARE chante comme une casserole cabossée) à ses côtés, renforce la présence de Björk dans le même temps qu'il relie la scène avec l'illusion du véridique, du spontané, de l'accidentel - marque de fabrique du réalisateur Lars Von Trier.
UN GRAND MOMENT DE CINEMA, selon moi.
à toutes, mes Belles.



Kesstadi là ?